Storytime !

Derrière cette grande nouvelle que je suis Ô combien heureuse de partager avec vous, se cache en fait une toute autre histoire. La fin, elle, est heureuse croyez-moi car je suis bel et bien enceinte aujourd’hui !

Le sujet du jour? La fausse couche. Un tabou me direz-vous ? Un sujet délicat ? Pas pour moi ! Bien au contraire.

1 – L’annonce de la grossesse.

Remontons quelques mois en arrière. Il y a 9 mois, j’apprenais que j’étais enceinte (enfin) après des années à imaginer ce petit être, à l’espérer en silence, à le rêver. Après un an d’essai (la moyenne paraît-il), la bonne nouvelle était là ! J’étais enceinte de 3 semaines environ. Cette grossesse allait être le début d’une épreuve mais finalement d’une belle histoire.

Je me suis donc mise à m’abonner à des chaînes Youtube et des comptes Instagram de maman dans le plus grand secret. Mon mari et moi commencions à nous projeter. Et puis… un sentiment de « suis-je vraiment prête » est arrivé… Je l’avais espéré, imaginé, bref, je m’étais mise la pression, je ne l’avais finalement pas réellement envisagé. C’était concret, on ne rigolait plus, je le désirais sans vraiment mesurer les conséquences.

Après quelques jours, je me suis faite à l’idée, je me sentais presque prête. Mais seulement, vous connaissez la suite…

2 – Une triste nouvelle.

Je me suis réveillée un matin avec un mal au ventre important et en allant aux toilettes, du sang a coulé. Nous avons d’abord essayé de nous rassurer: règles anniversaires ? Autre ? Mais non ! Malgré les efforts du médecin et du corps médical pour me rassurer, j’étais dévastée. J’avais besoin de mes proches, de pleurer, d’être câlinée. J’ai ensuite repris le travail, ce qui m’a permis de me changer les idées et de plus vite me remettre.

3 – Et finalement …

Je voudrais m’adresser aux femmes qui vivent cette épreuve: autorisez-vous à pleurer, à le vivre mal, à en parler, à vous entourer de personnes bienveillantes. Les médecins vous dirons très vite que 15% des grossesses se « soldent » par une fausse couche (plus d’1 sur 10, oui, oui !). Vous apprendrez aussi vite que de nombreuses femmes qui vous entourent ont vécu la même épreuve et vous le dirons secrètement. Mais pourquoi secrètement ? C’est ce « tabou » des femmes qui rend cet épisode encore plus douloureux. C’est parce qu’on nourrit ce tabou que cette nouvelle semble être une mauvaise nouvelle alors qu’elle est en fait une réaction naturelle de notre corps face à un fœtus qui est génétiquement incapable de vivre à l’extérieur de notre utérus. Notre corps nous évite en fait une vie « trop difficile ». Voici donc ce que je vous propose: parlez-en ! Ainsi, les autres femmes ne se sentirons pas seules, ne se cacheront pas, le vivrons peut-être même mieux. Mesdames, dites-le ! Vous avez fait une fausse couche ? Moi aussi !

4 – Le mot en plus.

Un message maintenant à vous, personnes proches: ne jugez pas sa réaction, elle a certainement besoin d’une phase de tristesse afin de s’en remettre. Soyez juste là et soyez bienveillants et compréhensifs !


A toi, mon petit ange ♡


Update: cet article est tiré de mon ancien blog 😉


Merci d’être là, merci d’être toi !

Marina ♡